14.09.2008

André Faller, un patron alpin

Les 300 salariés d'une entreprise basée en Isère toucheront chacun une somme représentant plusieurs mois de salaire.

André Faller, créateur de la marque de lingerie Lou et du pantalon extensible Karting, décédé en juillet à 96 ans, a légué une partie de sa fortune à ses salariés. André Faller et son épouse Lucienne, décédée en 2004, n'avaient pas eu d'enfants. Ils ont légué plusieurs centaines de milliers d'euros à leurs salariés, selon «Le Dauphiné Libéré» qui a révélé les faits.

Environ 300 salariés de Karting, dont la plupart sont aujourd'hui à la retraite, ont ainsi touché une part de l'héritage, dont le montant varie, mais représente « plusieurs mois de salaire » en moyenne, selon Jean-Claude Lemoine, qui a racheté la société en 2003. « Certains salariés ont reçu des sommes conséquentes, mais pas suffisamment pour arrêter de travailler », poursuit-il.

«Il avait dit qu'il ferait quelque chose pour eux»

«M. Faller avait demandé une liste des salariés au service du personnel en 1993, quand il avait 81 ans», a raconté à l'AFP Jean-Claude Lemoine, dirigeant de la marque de prêt-à-porter Karting, basée à Echirolles (Isère), près de Grenoble. «Il avait dit qu'il ferait quelque chose pour eux, mais tout le monde avait oublié, et ça a été un sacrée surprise», ajoute M. Lemoine, qui a racheté la société en 2003. «Même après sa mort, il n'a pas oublié ses anciens salariés», s'est ému l'un d'eux, qui travaille depuis 20 ans chez Karting.

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André Faller est resté fidèle à l’entreprenariat alpin qui a toujours été enraciné dans les Alpes françaises ou Italiennes. Ce sont ces entreprises paternalistes et traditionnelles fidèles aux travailleurs du pays qui ont construits la richesse de l’arc Alpin. Loin du cliché des patrons voleurs d’aujourd’hui qui n’hésitent pas à délocaliser ou à faire venir de la main d’œuvre immigrée pour faire plus de profit, ces entrepreneurs alpins représentent une alternative crédible et identitaire au danger libéral. L’arc alpin modèle économique de demain ?

08.09.2008

Grenoble: la place aux herbes

01.07.2008

Mythes et légendes d’Europe

Quelle éducation reçoivent nos enfants à l’école primaire à part l'amour du métissage et la honte de ne plus ressembler aux enfants du grand brassage?

Que savent nos enfants quand ils sont au collège et au lycée à part les horreurs de la vie quotidienne d'un jeune homme ou d'une jeune fille du monde moderne?

Que deviennent nos enfants à la fac à part de jeunes adeptes gauchistes sans opinion propre?

Enfin, que donc nous a apporté l'éducation nationale, à part une nouvelle génération d'esclaves sans culture, sans identité, sans morale et sans fierté ?

L'éducation d'un enfant ne se fait ni à l'école, ni avec sa « nounou ». C’est entouré des siens en écoutant les plus belles légendes de son peuple et de sa terre qu’il se construit et apprend ce qu’il est réellement. Les mythes sont les seuls remèdes à la décadence spirituelle et morale. Eveillez donc vos fils avec l’histoire d’Ulysse, de Beowulf ou encore de Siegfried et faites rêver vos filles en leur narrant la légende de Tristan et Yseult…

Vous trouverez donc dans cet article la liste non exhaustive des plus grands récits européens.

L'Iliade, attribuée à Homère, est une épopée grecque sur la Guerre de Troie rédigée au 9ème ou 8ème siècle avant J.-C. relatant des évènements vieux de quatre siècles. Poème de la guerre, il raconte principalement l'histoire d'Achille et la célèbre stratégie du cheval de Troie. Glorifiant l'honneur du chef et du guerrier, l'amour de la bataille, l'histoire de cette guerre prouve que les héros ne meurent jamais. Cette légende historique sera suivie par L'Odyssée, soit le retour d'Ulysse, un des vainqueurs de la guerre de Troie, qui doit survivre aux Dieux, aux géants, aux cyclopes, aux sirènes, aux sorcières, aux monstres marins, aux tempêtes, pour retrouver enfin sa femme après 20 ans d’absence.

Beowulf est un poème épique écrit en anglois et en saxon occidental à la fin du 1er millénaire contant les exploits d'un héros venu du Nord. Fable supposée imaginaire, Beowulf évoque néanmoins plusieurs évènements historiques véritables du VIème siècle et représente le guerrier sous ses formes les plus nobles.  Les batailles et les rois décrits dans ce conte sont ancrés dans l'identité et l'histoire nordique. On raconte donc que ce guerrier suédois serait allé au Danemark pour débarrasser le royaume du géant Grendel et de sa mère. Après avoir vécu en tant que roi il meurt en combattant un dragon cracheur de feu.

Siegfried (ou Sigurd dans la mythologie germanique) est un héros légendaire de la mythologie païenne que l'on retrouve dans la chanson (christianisée au XIIIème siècle) des Nibelungen. Siegfried tua le terrifiant dragon Fafnir et se baigna dans son sang. Mais ayant dérobé le trésor des Nibelungen, il est poursuivi par une malédiction. Le sang du dragon le rend invulnérable, mais comme Achille qui ne pouvait être blessé qu'au talon, une petite partie de son corps n'a pas été recouvert de sang de dragon : son épaule peut être transpercée par le fer et c'est ainsi qu'il sera vaincu.

Le roi Arthur est le personnage le plus important de la mythologie bretonne. Même s'il n'est pas sûr qu'il ait réellement existé, Arthur est le fils d'Uther Pendragon, il vit au VIème siècle en Angleterre, et devient roi grâce à l'épée Excalibur qu'il réussi à tirer de la pierre. Arthur bâtit le château Camelot et réunit ses chevaliers autour d'une grande table ronde. Après avoir combattu l'invasion des saxons avec les romains, il envoie ses chevaliers (dont Perceval, Lancelot, Yvain, etc) à la recherche du Saint Graal. Merlin l’enchanteur est également une figure emblématique de la légende du roi Arthur.

Tristan et Iseut, conte d'amour d'origine celte retraçant l’histoire de Tristan, héros écossais qui tue le dragon et qui, en buvant un philtre d’amour, tombe éperdument amoureux d’Yseult la Blonde, épouse du roi de Cornouailles, Marc’h, son oncle,. Cette légende qui finit par la mort des jeunes amants à la suite d’un quiproquo a inspirée les plus grands écrits de romance de Shakespeare à Racine.

La Chanson de Roland est un poème épique franc écrit au début du 2nd millénaire. Vous pourrez y lire 4000 vers en ancien français transmis oralement depuis des siècles, relatant les exploits du chevalier breton Roland contre les maures  et les sarrasins lors de la bataille de Roncevaux. Chanson de geste, retranscrite au début des croisades, liant histoire et légende, La Chanson de Roland célèbre les vertus chevaleresques et la foi en l'Occident chrétien contre les invasions extra-européennes. Dans ce poème, plutôt que de se déshonorer en fuyant devant l’armée sarrasine Roland décide de se battre et de mourir en guerrier. Lui et ses hommes se battent à 1 contre 100. Lorsque les francs ne sont plus que soixante, Roland fait sonner son olifant pour alerter Charlemagne de l'arrivée de l'ennemi. Bien que blessé, Roland parvient à faire fuir l'armée maure.  Avant de mourir, il tente de briser son épée Durandal, comme le veut la tradition, mais n'y parvient pas. Il l’aurait alors lancée à travers les cieux, et elle aurait atterrit dans le rocher de Notre Dame de Rocamadour, ouvrant ainsi la "brèche de Roland". On peut encore aller admirer cette épée coincée dans la fissure de ce roc, et l'on peut croire ou pas que c'est la véritable et célèbre épée Durandal.

Tous ces mythes sont à la base de notre patrimoine culturel, en effet, chacun d’eux a inspiré la littérature, le cinéma, la musique des siècles suivants. Ainsi, c’est en tant que part de notre héritage européen que nous nous devons de transmettre à nos enfants ces mythes porteur de notre identité et de notre fierté trop longtemps méprisée.

10.06.2008

Toi tu seras..

X est un jeune français, petit il allait à l'école comme tous les enfants de son âge, puis un beau jour il a décidé qu'il en avait marre alors il a tout plaqué, comme ça, du jour au lendemain.. Et puis la situation a dégénérée, ses parents l'ont foutu dehors, et il s'est retrouvé à la rue, il était jeune pourtant.. Dans la rue il a fait connaissance avec tous les cammés du coin, il les voyait se planter des seringues dans le bras, il savait à peu près ce qu'ils faisaient mais ça le dégoutait carrément.. oui, ça le dégoutait, sauf qu'un jour il s'est dit qu'il "fallait" quand même essayer, et puis il a trouvé ça apaisant, tellement apaisant.. et c'est comme ça que X est devenu drogué et sidaïque en plus de ça..!!

Y, lui a choisi une autre voix, tout aussi classique.. A l'école il était toujours au fond, blotti contre le radiateur, son sport préféré, la glande dans toute sa splendeur (oui, comme dans la chanson!).. Non, Y détestait le sport.. Tout ce qu'il aimait dans la vie, c'était, son canapé, sa télé et son hamburger, il pouvait passer des journées entières accompagné de ses trois "potes".. Sauf que, un jour il est devenu tellement énorme qu'il n'a pas réussi à se lever de son canapé.. oupsss..

Z, alors lui je connais pas plus classique.. Tout petit déjà, ses parents lui disaient "il faut travailler à l'école, Z, oui il faut travailler pour gagner de l'argent".. petit à petit c'est devenu un but, une raison d'être, un obcession... GAGNER DU FRIC, il en rêvait même la nuit.. Il bossait des heures et des heures dans l'espoir de devenir un jour aussi riche que Pôpa, de pouvoir s'acheter un écran plasma, la bagnole dernier cri de chez Renault et je ne sais quelle merveille.. Croyez moi si vous voulez mais il l'a eu sa télé, il l'a eu sa barraque.. Mais y'a quelques trucs qu'il a jamais eu, bah ouais, faut bien payer, il a jamais eu le temps de se trouver une femme, il a jamais eu de gosses, il a jamais connu le sens du mot Amitié, du mot Liberté.. En fin de compte, Z s'est retrouvé à 60 ballets comme un vieux con, sans vie, sans souvenirs, avec une graaaande maison.. mais touuuut seul..

T'a pigé l'truc, tu as le choix entre le clodo bien crado qui fait rien de ses journées, l'obèse qui fait rien de ses journées, et le vieux con qui n'a rien fait de sa vie... Mais non, je rigole, y'a une autre option..

F est un jeune garçon comme beaucoup d'autres mais il est fort et dynamique. Sa devise "Un esprit sain dans un corps sain". F sait d'où il vient et il sait où il va. F aime sa famille, est fier de son peuple, de l'héritage plurimillénaire que lui ont légué ses Ancêtres Européens! C'est à leur image que F entretient son corps et son esprit chaque jour.. Il s'informe de l'actualité, se passionne pour l'Hisoire de son peuple et pour les grandes découvertes. Il connait les danses d'antan et les mets de sa région. Si F n'est pas un grand sportif il entretient son corps, il pratique l'escalade, l'escrime, l'endurance... F connait le sens des mots tel que Amitié, Amour, Fidélité, Bonheur..

Tout simplement, F est un Homme.

Source: Europe Révolution

01.06.2008

Les Indo-Européens. (1ere partie)

 

Au moment où les technocrates du mondialisme construisent une Union Européenne sans se soucier de l’histoire de nos peuples, au moment où l’on discute de l’entrée de la Turquie dont certains souhaitent qu’elle soit « irréversible » (Jacque Chirac), au moment où chaque jour des millions d’européens/ennes deviennent de véritables décervelé(e)s sans honneur et passé, il est temps de se réapproprier notre histoire. Héritiers d’une même culture, nous avons les peuples européens une origine commune : les Indo-Européens.

Le terme « indo-européen » est un terme linguistique. On l’emploie depuis le XIX siècle et l’étude comparée des systèmes de langue des principaux parlers européens (exception faite du hongrois, du finnois, du basque et du lapon) Cette méthode comparative déduit une parenté posant la nécessité logique d’une origine commune, d’une « langue mère » disparue : l’Indo-Européen.

La source commune et la matrice originelle :

Il existe de nombreuses hypothèses pour la localisation de l’ultime habitat commun : 1- Le lieu anatolien des Ive-Ve millénaires ; 2- Le lieu anatolien du VIIe millénaire ; 3- Le lieu balkano-danubien ; 4- Le lieu nord-pontique ; 5- Le lieu nord/nord-est. Au delà des thèses, un fait demeure : l’existence d’une culture commune indo-européenne qui, au fil des siècles, se serait scindé en une multitude de cultures différenciées, donnant naissance à des modes de vie propres et à des langues évoluant différemment pour finalement aboutir, au terme des migrations, aux peuples historiques que nous connaissons.

La chronologie nous invite à placer ce tronc unitaire au mésolithique (9000/5000-4000 av JC) voire au paléolithique supérieur (10 000/9000). 

Le foyer originel est à chercher au Nord, en milieu polaire. Les traditions les plus diverses (celte, grecque, romaine, scandinave, hittite, perse…) donnent une origine nordico-polaire à l’humanité et à la spiritualité. Selon les peuples, cette partie nordique est nommée de différentes manières : Pays des Dieux, Iles des Bienheureux, Ile du Nord du Monde…Les peuples celtes (la migration mythique des Tuatha De Danann) se disent issus du Nord-Ouest (Groënland, « la terre verte », l’Islande), les grecs de ce qu’ils nommaient l’Hyperborée, composée de cinq grandes îles dont le centre est Thulé où se rendait périodiquement Apollon.

 

Les types physiques des Indo-européens.

         « Tous les peuples indo-européens connus dans l’Antiquité sont de « race » blanche et de types divers. Tous les squelettes identifiables de l’Europe néolithique sont de type europoïde, et ils sont en général, même dans une culture déterminée, également divers » Les Indo-Européens : Histoire, langues, mythes, Bernard Sergent.

La Communauté.

         Les Indo-européens formaient un peuple, uni par la langue, par les idéaux, les conceptions, l’héritage littéraire ; ils avaient aussi en commun des institutions. Ce peuple indo-européen n’est pas une masse indifférenciée d’individus, c’est une communauté structurée, qui comporte une articulation « horizontale » avec les trois fonctions. 

 La trifonctonnalité est propre aux Indo-Européens, découverte dans les années trente par G.Dumézil. A l’exception de l’Inde et de l’Iran, les Indo-Européens n’ont pas établi partout des sociétés à castes, mais plutôt à groupes (trois ou quatre) fonctionnels, ou encore, à concevoir une répartition des fonctions selon un schéma héroïco-mythique, reflet de la forme ancestrale de leurs société primitive. Les Indo-Européens conçoivent la vie, donc aussi la société, comme un cham où se heurtent des forces contraires mais complémentaires (forces magiques, forces physiques, etc). Le but n’est pas d’annihiler ces forces, mais de les canaliser en les hiérarchisant et en les sublimant par l’idéalisation d’une société où les luttes ne sont mentionnées que pour être mieux évacuées, sans être niées : « leur conciliation pour la bonne marche de la société est une volonté des Dieux. »
 

La répartition est la suivante :

La première fonction : puissance spirituelle et magique, souveraineté, administration, politique, droit, sagesse et sience.

Deuxième fonction : vertus guerrières, force physique, énergie, courage, héroïsme, protection et sécurité.

Troisième fonction (dépourvue d’unité) : productivité, fécondité, abondance des hommes, du bétail et des végétaux, richesse, santé, paix, beauté et volupté.

« Un mot important a été rencontré : celui de fonctions, des trois fonctions. Il faut entendre par là, certes, les trois activités fondamentales que doivent assurer des groupes d’hommes (prêtres, guerriers, producteurs) pour que la collectivité subsiste et prospère. Mais le domaine des fonctions ne se limite pas à cette perspective sociale. A la réflexion philosophique des Indo-Européens, elles avaient déjà fourni (…) ce qu’on peut considérer (…) comme un moyen d’explorer la réalité matérielle et morale, ou comme un moyen de mettre de l’ordre dans le capital de notions admises par la société »L’Idéologie tripartie des Indo-Européens, Georges Dumézil.

L’autorité spirituelle et le pouvoir temporel sont liés : le roi, distributeur de la nourriture et des biens, entretient le clergé qui, en échange, lui apporte l’aide des forces magico-divines. L’idéologie trifonctionnelle est capable d’endiguer de possibles tensions sociales par la sublimation des rôles sociaux des groupes fonctionnels.

Tous les panthéons Indo-Européens ont en commun de répartir les dieux et les déesses entre les trois (ou quatre) fonctions cosmiques et sociales (triade celte : Lug, Dagda, Nuada ; germanique : Odin, Tyr, Thor). La religion des Indo-Européens est païenne, particulière à un terroir donné, donc non universelle, et reflet de la diversité des peuples. Elle est polythéiste dans sa forme, réunissant une pluralité de divinités et de cultes propres à chaque peuple, « elle ignore les dogmes »

Les Indo-Européens possédaient un mot commun pour désigner  « dieu » : Deiwos (latin deus, sanskrit devah, gaulois devo, irlandais dia, scandinave tivas). Il provient de la racine *dei- ou *dyu-, « briller » : un être de blancheur et de lumière auquel sont liées les idées de sagesse. Le Soleil, est le grand dieu des Indo-Européens dont la forme terrestre est le feu. De nature communautaire, la religion s’articule slon quatre niveaux : les dieux familiaux, du clan, de la tribu et nationaux ou poliades. Vital chez les Indo-Européens, le culte des ancêtres est basé sur l’hommage que les vivants rendent aux dieux de la lignée, les ancêtres du groupe et, en particulier, à l’ancêtre éponyme.

Pour nos ancêtres, les mythes fondateurs prennent souvent la forme de guerres de fondation destinées à expliquer la création de la société trifonctionnelle des dieux et celle des hommes. Les Indo-Européens conçoivent la vie comme une lutte perpétuelle, contre le destin et les autres hommes, conception sous-tendue par une fierté aristocratique guerrière aimant la vie, le combat, le défi et par-dessus tout la renommée et la gloire, qu’on transmettra en héritage à ses descendants, rendant le « guerrier semblable aux Dieux » selon l’Avesta.

27.05.2008

Méthode naturelle de lutte contre l'immigration invasion

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Tiré du livre:"L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu" de Bernard Werber

29.04.2008

Pour une Europe identitaire et subsidiaire

 

La société décrite par Aristote « se compose de groupes emboîtés les uns dans les autres, dont chacun accomplit des tâches spécifiques et pourvoit à ses besoins propres. La famille est capable de suffire aux besoins de la vie quotidienne, et le village à ceux d’une vie quotidienne élargie. Mais seule la cité, organe proprement politique, est capable d’atteindre l’autarcie, la pleine suffisance du tout, et c’est ainsi qu’elle se définit : par l’auto suffisance, synonyme de perfection ». Si l’Etat, agit aux lieu et place du chef de famille, il devient un tyran !
Il en était ainsi au Moyen Age, société hiérarchique, fondé sur une pluralité de souveraineté auxquelles correspondaient autant de libertés.

Le principe de subsidiarité a été repris et définit très clairement par le pape Pie XI dans l’encyclique Quadragesimo Anno : « De même qu’on ne peut enlever aux particuliers pour les transférer à la communauté les attributions dont ils sont capables de s’acquitter de leur propre initiative et par leurs propres moyens, ainsi ce serait commettre une grave injustice, en même temps que troubler d’une manière très dommageable l’ordre social, que de retirer aux groupements d’ordre inférieurs pour les confier à une collectivité plus vaste et d’un rang plus élevé, les fonctions qu’ils sont en mesure de remplir eux-mêmes ».

Quant à l’Etat, son rôle est régalien. Il doit assurer la sécurité à l’intérieur et à l’extérieur la Justice. Il a le monopole de battre la monnaie.

Raisonnons maintenant au niveau européen.
L’unité européenne est une nécessité. Elle l’est au regard de l’hyper-puissance américaine, de l’émergence de la Chine et de l’Inde, de l’Islamo-terrorisme wahabite.
Si les européens n’avaient pas été unis à Vienne et à Lépante, l’Europe serait probablement devenue musulmane. C’est l’idée commune de constituer une civilisation qui a amené les européens à s’unir. La question est donc de concilier les impératifs de l’unité et de la diversité. Il y a un mot pour cela, c’est la Fédération.

Dans l’absolu, c’est le modèle le plus adapté pour conjuguer ces impératifs. Qu’en est-il dans la réalité ?

Commençons par en donner la définition. La philosophe Chantal Delsol la définit comme « un ensemble d’entités diverses qui, trop faibles séparément, s’entendent pour déléguer certaines de leurs compétences à une instance supérieure commune. Chaque entité gagne en protection et donc en liberté, sans perdre son autonomie puisqu’elle ne délègue, volontairement, que la liberté qu’elle estime ne pas pouvoir assumer ».

Alors aujourd’hui, où en est-on ?

L’Europe a du plomb dans l’aile. Elle fait fausse route et il est difficile de braquer le conducteur pour lui faire changer de voie. Il faut donc être concret et réaliste. La politique étant selon une formule célèbre de Richelieu « l’art de rendre possible ce qui est nécessaire », pour qu’une union européenne puisse fonctionner, il faut qu’elle se définisse sur les rocs solides de l’identité et non sur les sables mouvants du relativisme. Pour qu’elle puisse fonctionner, il faut une homogénéité substantielle, un héritage en commun et une convergence de vues.

En effet, l’unité avant d’être juridique doit reposer sur une identité commune et reconnue, ce qui est loin d’être le cas tant que la question des limites de l’Europe n’aura pas été tranchée. Carl Schmitt (1) rappelait à ce sujet que toute alliance politique devait reposer sur une condition préalable capitale « l’homogénéité de tous les membres de la fédération, c’est-à-dire une similitude substantielle qui fonde un accord (Ubereinstimmung) concret, découlant de leur être, entre les désirs des Etats membres, et garantit qu’il ne se produit pas de cas de conflit extrême au sein de la fédération ».

A cet égard, il relève que « le cas d’un conflit existentiel décisif ( entre la Fédération ets es composantes) est exclu s’il y a une homogénéité substantielle, des membres de la Fédération ». Or, une telle perspective de conflit existentiel existe beaucoup plus avec un pays tel que la Turquie qu’avec un pays balte ou avec la Pologne.

L’union à naître devra nécessairement dans son préambule rappeler les principes qui constituent les fondements de son identité, à savoir ses racines antiques gréco-romaines et chrétiennes. Elle rappellera les critères éthiques qui constituent le pilier de cette union. Enfin, elle délimitera clairement des frontières géographiques en excluant des pays qui à l’instar de la Turquie n’appartiennent pas à l’Europe ni par son histoire sa culture ou sa géographie.

Autrement dit seul un pays européen sera susceptible d’intégrer l’Europe ! C’est une lapalissade qu’il est bon de rappeler à l’heure où certains considèrent l’Europe comme une « promesse ».

D’autre part, cette identité doit également se traduire dans des objectifs stratégiques à atteindre.

Dans sa définition de la Fédération, Carl Schmitt – qui ne fait pas de distinction entre Fédération et confédération - précise qu’elle a pour objectif la conservation politique et la survie de tous les Etats membres. En effet, selon lui, les Etats rentrent dans une Fédération dans un but d’auto-conservation. Que ce soit dans le but de se protéger contre un envahisseur ou dans le but d’avoir un certain poids (politique ou économique) sur la scène internationale. Un Etat entre dans une Fédération parce qu’il y voit un moyen de conserver sa souveraineté politique.

L’objectif de cette union européenne doit être :

- d’assurer l’indépendance politique, économique, culturelle et énergétique de l’Europe et la sécurité de ses peuples,
- permettre son rayonnement sans hégémonie ni frilosité diplomatique dans le monde,
- tout en préservant l’identité de chacun des membres de l’union qu’elle soit fédérale ou confédérale.

Europae Gentes

26.04.2008

La Patrie trahie par la République ...

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    J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité. D’autant plus qu’en 1973, en publiant Le Camp des saints, j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.

    Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer(1).

La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort.

    Les avertissements ne manquent pas - rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme…

    Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050.

Ne désespérons tout de même pas.

Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile.

    Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d’une communauté de la pérennité française. Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.

    Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite ?


    Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé. Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné. Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr…

    Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’éternelle qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française.

    Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la République. Les « valeurs républicaines » se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, idéologie avec un grand « I », l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde.

    Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l’étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République… » Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure : « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie.  (Président Boumediene, mars 1974.) Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse : « Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée »

 

 Par Jean Raspail .

19.04.2008

Peut on encore montrer un tel film aujourd'hui ?

Attention, l'islamo-folie veille ...

Remember 732 ! 



16.04.2008

Pythagore a dit:

« Prends confiance, toi qui sais que la race des hommes est divine et que la nature sacrée lui révèle ouvertement toutes choses »

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