12.09.2007

La compagnie de la Grande Ourse

Auteur : Erik Saint-Jall

Titre de l’ouvrage : La compagnie de la Grande Ourse

Date de parution, éditeur, nombre de pages : Editions A.C.E, 2001, 212 pages

Sujet : Dans un monde froid, une poignée de jeunes garçons et filles se lancent dans une aventure dont ils ignorent la grande destinée.

Résumé : Au Grand Pays, les hommes ont délaissés le beau pour se contenter d'un quotidien où seul l'argent compte. Sept garçons et filles, qui seront à la base de la compagnie de la Grande Ourse, entreprennent l'aventure de leur vie : rendre au Grand Pays sa fierté. Le destin place sur leur route d'autres jeunes animés par l'idéal d'amour, de passion et de fidelité. Ils entrent clairement en rebelion, et décident bientôt de marcher sur la capitale du Grand Pays. Nombreux seront les moments d'éxaltation et de joie, encore plus nombreux seront les moments de doute et de combat...

Citation(s) : "Mathilde, fit son apparition dans une grande robe blanche. Avec ses cheveux blonds, elle évoquait une Walkyrie venant chercher sur un champ de bataille les meilleurs des guerriers tombés. D’une voix forte, étincelante, passant de la douceur à la colère, elle dit le chant de la Grandeur, accompagnée par les tambours d’Alexandre :

- La grandeur ne se marchande pas ! Elle exige des sacrifices… La grandeur ne s’achète pas, ne se vend pas ! Elle a besoin de cette part en chacun de nous qui nous élève à un moment ou à un autre…
Vous entendez : c’est bien, c’est mal ; répondez : c’est grand, c’est petit ! Vous entendez : tâche d’être heureux ; répondez : pas à n’importe quel prix ! Vous entendez : pense à toi ; répondez : je pense au-delà de moi, loin dans le temps et à une échelle qui donne le vertige…
Etre grand, c’est voir grand, c’est vivre grand et mourir grand ! C’est ne pas se perdre en mille choses futiles, c’est ne pas perdre de vue le spirituel au milieu du matériel, c’est refuser d’être ordinaire !
La grandeur, c’est aussi se dire : je m’élèverai en élevant les autres ! Je lutterai contre mes faiblesses et mes lâchetés.. La grandeur, c’est s’habituer à l’idée de devoir un jour se battre. Parceque la grandeur ne se marchande pas…"


"- Mon père enseigne la langue du Grand Pays, mon grand-père est mort en combattant pour le Grand Pays, mon arrière-grand-père a labouré la terre du Grand Pays et son père et les pères de ses pères, nés dans le Grand Pays ou venus à lui des Pays Frères par les caprices de la déstinée, ont tous contribué à sa survie et sa grandeur.
Le seul droit que m’ont donné leur labeur et leur sacrifice est celui de revendiquer comme mien le Grand Pays…
Pas chanceux, pas gagnant d’une grande loterie planétaire : ce que je suis, ce que j’ai, mes pères ont travaillé et sont morts pour me le donner… […] Et ce que mes pères m’ont laissé, il me faut le défendre, le préserver et le transmettre à mon tour, plus beau, plus grand… Je sais qui je suis, je sais d’où je viens ! Le seul droit que je réclame, c’est que l’on reconnaisse que les joies et les souffrances de mes ancètres dans ce pays m’en font fils avant les autres, qui exigent tout sans avoir jamais donné, qui obtiennent tout, sans l’avoir mérité !

Le reste du discours se perdit dans les sanglots de Rémi et dans le vent qui s’était levé."


"Quand on a eu le privilège de se contempler dans le miroir de l'action, forte et tragique, toutes les autres images de soi apparaissent déséspérément floues..."


Appréciation personnelle : Ce livre, en plus d'être agréable à lire, est accéssible à tous. Cette accéssibilité est accentuée par le grand nombre de chapîtres et le découpage du livre en trois grandes "époques". Erik Saint-Jall signe ici une oeuvre ludique et belle par son contenu symbolique. Ce livre permet d'avaler un bon récit d'aventure, tout en nous montrant, au travers des membres de la Compagnie, des personnes d'honneur et de fidelité. Nombreux sont ceux qui se reconnaitront dans le combat de ces garçons et filles.

Benoît

 

Les commentaires sont fermés.