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30.07.2007

Le clan, c'est la force!

Rejoins la meute!

RAPPEL!

:: 5ème camp d'été des Identitaires : ROMA 2007::

Pour leur 5ème camp d'été, les Identitaires ont choisi un cadre exceptionnel : la ville de Rome, véritable mémoire de l'Europe.

Du lundi 13 au dimanche 19 août, les participants alterneront formation militante et politique, sport et visites sous la direction de Philippe Vardon et Guillaume Luyt.

Malgré la destination, le coût du camp sera comme les années précédentes limité à 50 euros.

Les places étant limitées, la pré-inscription est impérative. Pour cela vous devez adresser un courrier comportant vos coordonnées complètes (nom, adresse, téléphone, mail) et un règlement de 25 euros correspondant au paiement de la moitié des frais de participation, à l'adresse suivante : Les Identitaires BP 5 - 21120 Tilchâtel.

 

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13.07.2007

Discrimination stop!

6d4db4443070417472a404b14dbfc0cd.jpg"Mais aujourd'hui, lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d'origine étrangère, il a plus de chance d'être recruté que celui qui porte un prénom français de souche."

Jean-Paul Agon, PDG de l'Oréal

Source: Le monde

La vie est un combat

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12.07.2007

Les pizzas à Grenoble...

D’abord, de la viande hachée « hallal » dans ta pizza (quel délice !)

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Ensuite, on vous offre l’Italie (pauvre Europe)

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11.07.2007

"Le respect dû aux anciens"

10.07.2007

Dragan Spasojevic (Mitrovica-Kosovo) répond à Arnaud Borella

Interview de Dragan Spasojevic

Dragan Spasojevic est adjoint au maire de la commune de Kosovska Mitrovica au Kosovo. Cette ville est tristement célèbre pour ses nombreux affrontements entre communautés Serbe et Albanaise. Dragan a bien voulu répondre à mes questions sur la situation au Kosovo. L’interview a été réalisée au Kosovo le 15 juin 2007.

Bonjour Dragan Spasojevic, peux-tu nous retracer l’évolution de la situation de Mitrovica de 1999 à aujourd’hui ?

En 1999, la situation au Kosovo est très mauvaise pour les Serbes. Le peuple serbe est montré comme un peuple qui souhaite exterminer ses voisins, la diabolisation est extrême. Cette caricature montre les Serbes comme des animaux qu’il faut décapiter. L’arrivée de l’ONU en 99 met fin à l’agression de l’OTAN contre les Serbes : Serbes et OTAN signent un accord de « paix » à Cumano. Dans ce traité, l’élément le plus important est qu’il n’y a pas de zone sans protection de la part de la KFOR ou de l’armée serbe (qui est forcée de remonter en Serbie). Mais dans la pratique, la KFOR est venue très lentement et l’armée Serbe avait un temps limite pour quitter le Kosovo. Durant ce laps de temps, nous avons eu un grand territoire dans lequel les Serbes ne pouvaient avoir une garantie de protection. Sur ce, les groupes criminels albanais terroristes attaquent les Serbes sur ce territoire et tuent, kidnappent de nombreux Serbes. Beaucoup de maisons et de zones où vivaient des Serbes, ont été brûlées ou détruites.
A d’autres endroits, les propriétés serbes ont été “saisies” et occupées, habitées par les Albanais. Toutes ces attaques terroristes ont été stoppées sur le pont de Mitrovica. Parce que le peuple Serbe était organisé et préparé à se défendre contre ces groupes terroristes. Ce groupe de Serbes organisés, issus du peuple, a été populairement appelés “les gardiens du Pont” par la KFOR et la MINUK. Ces gens organisés ont stoppé les agressions des terroristes de l’UCK qui voulaient venir dans la partie nord de la ville pour l’occuper et tuer les Serbes qui y vivaient avec les nombreux réfugiés de tout le Kosovo venus demander de l’aide. Au début les combats se sont déroulés sur le pont, ensuite l’UCK a essayé de passer dans cette partie de la ville par tous les côtés (Ndt : rivière, quartier de la petite Bosnie…etc), mais à ce moment là, une unité française de la KFOR est intervenue sur le pont pour arrêter le gros des combats et à cette date le pont a commencé à devenir le symbole du blocage des attaques terroristes contres le peuple serbe. La même situation s’est passée aussi dans certaines zones ou la KFOR fut efficace comme à Gracanica, Pomoravlje, Brazovica, Gorazdevac.

Mitrovica, puisque tu m’interrogeais sur cette ville, est une place qui polarise toutes les spéculations politiques parce que c’est la seule ville du Kosovo entourée d’Albanais mais peuplée de Serbes (les autres enclaves sont des villages). Les extrémistes albanais veulent par tous les moyens défaire le nord de Mitrovica. Ainsi, nous avons une interview du commandant de l’UCK Hasim Taci, qui promet à plusieurs reprises : « ce mois ci, ou cette semaine, nous boirons un café à Svecan » (Ndt : Svecan est une petite ville serbe à 2Km au nord de Mitrovica). De juillet 99 jusqu’à mars 2000 nous avons subi beaucoup de tentatives d’attaques de la part des Albanais qui essayaient d’occuper la partie nord. Il y a eu plusieurs types d’attaques. L’agression peut commencer avec des civils qui veulent combattre sans arme, ou avec des pierres. Après cela, commencent les attaques terroristes. Nous avons eu de nombreuses bombes ou explosifs placés dans des cafés, des bars ou des tirs de mortiers et d’autres armes sur la route Mitrovica-Svecan. Mais ils n’ont rien obtenu en agissant ainsi. Les Albanais ont donc entrepris une bataille politique contre Mitrovica nord et le Kosovo. Ce combat politique n’a cependant pas empêché les manifestations ou les attaques terroristes, comme ce fut le cas le 17 mars 2004. A cette date, ceux qui partout dans le monde voulaient savoir ce que sont réellement les Albanais ont pu le voir. Les groupes terroristes albanais avec les services américains ont préparé une propagande selon laquelle 3 enfants albanais auraient été tués par des Serbes dans le village albanais de Muhazele, à proximité de Zubin Potok (Ndt : village serbe à 25 min de Mitrovica). C’est pour cela que 200 000 ou 300 000 Albanais ont attaqués les places serbes dans tout le Kosovo, essayant de brûler les maisons et de tuer les Serbes qui y demeuraient. Les Serbes ont eu 54 personnes tuées dans tout le Kosovo et plus de 200 blessés. A Mitrovica nord nous avons eu 2 morts serbes, une femme enceinte à son balcon, et mon père, Boro Spasojevic. Cette femme enceinte a été « shootée » par une arme automatique et mon père assassiné par un sniper. Nous avons eu également 37 personnes blessées par balles. Quand les émeutes se sont terminées, « quelqu’un » de la MINUK avoua que les Serbes n’étaient pas coupables du meurtre des 3 enfants albanais noyés dans la rivière. Il en résulta cependant que nous avons eu 4000 nouveaux réfugiés. Le village de Sinjare a été brûlé et les Serbes ne sont jamais retournés dans cet endroit où 100 maisons ont été incendiées. Ici, la KFOR n’a pas été efficace, ils ont seulement déplacés les Serbes des villages en direction de Mitrovica quand les villages étaient attaqués. Après ces événements, la MINUK a voulu tromper le monde en préparant une enquête policière qui a duré seulement 3 mois (appelé TOR) censée démasquer ceux qui avaient tués des Serbes. Cette enquête a conclu, dans le cas de mon père et dans de nombreux autres cas, qu’il n’y avait pas assez d’informations et que l’enquête devait se terminer. Ils m’ont envoyé une lettre où il était seulement écrit « l’enquête est close, le tueur n’a pas été retrouvé”.
Souvent et dans de nombreux meeting en Europe ou dans des centres de pouvoirs, les gens parlent des objectifs du Kosovo avant de parler des statuts, mais aucun objectif n’a été rempli. Maintenant on parle des statuts. Georges Bush donne la promesse d’un Kosovo indépendant et dit qu’il est pressé car les Albanais sont impatients. Cela signifie qui si vous êtes terroristes, les Américains vous donnent tout. Si vous essayez d’être une partie de la civilisation européenne, un peuple amical, vous ne pouvez rien avoir. J’espère que la Russie et l’UE qui rencontrent les mêmes problèmes dans certaines zones de leur territoire vont donner une voix et un soutien au peuple serbe au Conseil de Sécurité de l’ONU.

Quels sont vos projets futurs?

Mon opinion est que partout dans le monde la situation est mauvaise. D’un côté nous avons l’impérialisme américain qui essaie de nettoyer tous les rêves de liberté et donne aux vieux pays du monde l’ « American way of life ». D’un autre côté nous avons une croissance musulmane extrémiste et terroriste. Enfin, entre les deux, nous avons une Europe qui ne sait pas quoi faire et une Russie qui a conscience de cette situation mondiale. La Russie essaie de stopper ce processus dont tous les mécanismes mènent à une guerre mondiale. Je sais que l’Europe a un potentiel pour aider la Russie : elle doit améliorer son entente avec elle ainsi qu’avec la Serbie contre cette folie. Au sujet du Kosovo je me suis déjà exprimé. Si quelqu’un donne le Kosovo aux Albanais, nous ne le supporterons jamais. Nous préparons tout ce qui est nécessaire d’abord au niveau politique puis par d’autres moyens pour ramener le Kosovo à la Serbie et la Serbie en Europe. Pour que nous ayons enfin une Europe unie et forte, une famille européenne qui prendra son destin en main.

Quels sont tes projets personnels pour le Kosovo et la Serbie?

Dans un futur proche, je prépare un projet politique avec la création d’un parti: HSKS qui signifie « parti conservateur chrétien serbe ». Je veux respecter toutes les lois et contraintes administratives du Kosovo pour que ce parti politique ait une existence légale afin de lutter pour la liberté des Serbes. Nous avons encore beaucoup de travail mais nous préparons une communauté serbe forte pour obtenir la liberté de notre peuple, et nous avons de bonnes connections avec la Serbie. Nous n’acceptons pas d’être une minorité dans notre propre pays. Nous avons également des contacts et des soutiens de la part d’organisations européennes, et l’une d’entre elle est le Bloc Identitaire. Nous recevons de l’aide humanitaire pour les enclaves chaque année de la part de l’association Solidarité Kosovo. Je profite de cette interview pour remercier tous les Français qui nous soutiennent et qui nous aident. J’espère que ces soutiens vont se multiplier dans le futur et j’aimerais voir des gens venus de Belgique, d’Italie, d’Allemagne et de bien d’autres pays européens pour préparer des alliances politiques. Car je sais que ce qui nous arrive aujourd’hui arrivera peut être demain partout en Europe. Et si je me sens Serbe, je me sens également européen, la conquête de notre liberté ne se fera que par une entente européenne.

Propos recueillis et traduits pour Novopress par Arnaud Borella.

 

Racisme Anti-Blanc


06.07.2007

A lire

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Auteur : Dominique Venner

Titre de l’ouvrage : Histoire et Tradition des Européens – 30'000 ans d’identité

Date de parution, éditeur, nombre de pages : 2002, réédition 2004, Editions du Rocher, 270 pages

Sujet : L’objet de ce livre est un retour aux sources, l’auteur s’interroge sur ce qu’est l’Europe et qui sont les Européens. Bien entendu cette identité qui n’a rien à voir avec l’Union Européenne remonte à la préhistoire, comme le suggère le sous-titre « 30'000 ans d’identité ».

Résumé : Le constat est clair, l’Europe est en grand danger, partout dans le monde les identités s’affirment et seuls les Européens nient la leur.

Cette négation est expliquée par le nihilisme dont on trouve l’origine dans le matérialisme. L’auteur s’attache ensuite à expliquer comment se battre contre cet état de fait. L’arme que les Européens ont entre leurs mains est la Tradition, il faut vivre selon celle-ci. C’est-à-dire :

Vivre selon la Tradition, c’est se conformer à l’idéal qu’elle incarne, cultiver l’excellence par rapport à sa nature, retrouver ses racines, transmettre l’héritage, être solidaire des siens. Cela veut dire également chasser de soi le nihilisme, même si l’on sacrifie en apparences aux normes pratiques d’une société qui lui est asservie par le désir. Cela implique une certaine frugalité afin de se limiter pour se libérer des chaînes de la consommation. Cela signifie retrouver la perception poétique du sacré dans la nature, l’amour, la famille, le plaisir et l’action. Vivre selon la tradition signifie encore donner une forme à son existence en se prenant pour juge exigeant, le regard tourné vers la beauté réveillée de son cœur plus que vers la laideur d’un monde en décomposition.

Pour vivre selon sa Tradition, encore faut-il la connaître. C’est pourquoi Dominique Venner nous propose une plongée dans l’identité européenne. Tout d’abord, il en définit les origines qu’il fait remonter à la préhistoire et aux peintures rupestres des cavernes. Déjà à cette époque, de l’océan atlantique jusqu’à l’Oural existe une homogénéité dans l’art animalier.

Sur cette aire d’expansion, on découvrira au XVIIIème siècle qu’une langue commune à tous les Européens fut parlée, l’Indo-européen. Cette découverte se base sur des comparaisons linguistiques entre les actuelles langues européennes.

Plus tard, des scientifiques s’engouffrèrent dans cette brèche pour découvrir que les mythologies des différents peuples européens étaient très familières, le père des ces études sur la mythologie comparée était Georges Dumézil. Ce fut également lui qui expliqua que les Européens avaient très souvent organisé leur cité et leur spiritualité selon la trifonctionnalité.

Toutes ces constatations ont amené des scientifiques à s’interroger sur l’existence d’un peuple indo-européen. Cette hypothèse semble aujourd’hui être de plus en plus acceptée et l’on cherche même à définir quel fut le foyer d’origine du peuple indo-européen. Les théories s’affrontent notamment entre l’est et le nord. L’auteur, en s’appuyant sur les récits mythiques de plusieurs peuples européens, penche pour le nord de l’Europe.

Les Européens ont une origine commune mais ils ont aussi un poème épique qui de tout temps a été une source d’inspiration pour eux. En témoigne l’importance que les Européens lui ont toujours porté ; ce poème est le plus ancien connu, pourtant il a traversé trois millénaires et nous est parvenu complet. Il s’agit bien entendu de l’œuvre d’Homère, l’Iliade et l’Odyssée.

On y voit les héros européens de toujours s’incarner dans les personnages d’Achille et d’Ulysse. Confrontés à la vie, à la mort, à l’amour et tiraillé par des sentiments comme la fidélité, l’infidélité, la haine, la pitié et le devoir de défendre sa patrie, les héros et donc l’œuvre d’Homère a donné au monde antique une organisation de vie spirituelle et de vie terrestre tout aussi fortement que le Christ au monde moderne dira Dostoïevski cité par Venner. Celui-ci ira même plus loin en déclara que l’Iliade et l’Odyssée sont les livres sacrés des Européens.

Dans la guerre de Troie décrite par Homère dans ses deux livres, les Grecs se combattent entre eux. Quelques siècles plus tard, ils seront confrontés à une menace très grave, l’invasion perse. C’est seulement à ce moment en se voyant dans l’œil de l’ennemi que les Grecs se rendront compte de leur unité. L’identité se perçoit face à l’altérité.

Les auteurs grecs comme Platon diront que l’état normal entre Grecs est la paix, mais face aux barbares l’état normal est la guerre. Aristote estimera que les barbares n’ont pas leur place dans la cité car ils sont un facteur de déstabilisation.

Pourtant une des plus grandes impulsions cosmopolite viendra de Grèce, Alexandre voulut unifier son immense empire asiatique à l’Europe. Pour donner l’exemple il prit pour femme une barbare et obligea ses 90 compagnons à en faire autant. A la mort de l’empereur, tous répudièrent leur femme à une exception près. L’empire immense, qui ne reposait que sur l’ambition démesurée d’un seul homme, s’écroula.

Rome trop bonne élève d’Alexandre mourra aussi de ses conquête. L’orientalisation de l’empire la tuera spirituellement tandis que les barbares du nord qu’on a accepté sur les terres d’empire aideront ceux qui sont restés en dehors à détruire les armées romaines.

Dominique Venner revient sur l’œuvre d’Homère qu’ils confrontent à plusieurs philosophes antiques dont Platon. Ce dernier n’appréciait pas la façon immorale dont les dieux se comportaient dans l’Illiade et l’Odyssée. Les néo-platoniciens eux, comme Jamblique, le divinisèrent. La postérité d’Homère dépasse celle de Platon.

L’autre immense apport antique à la civilisation européenne vient de Rome et les nombreux legs en matière juridique, politique, morale et philosophique qu’elle a laissés. Rome s’écroulera mais restera présente chez les rois francs, les Habsbourg, Frédéric II et bien d’autres. Même au XXème siècle Venner voit dans les sacrifices pour leur pays de François-Joseph et du Maréchal Mannerheim l’expression de la devotio romaine.

L’imaginaire arthurien a notamment à travers les romans de Chrétiens de Troyes ou encore la Chanson de Roland permis à l’âme chevaleresque de survivre, aujourd’hui encore la chevalerie peut surgir là où on l’attend le moins.

Au XXème on a parlé de la libération de la femme, comme si tous les siècles précédents n’étaient qu’un âge d’ombre pour le sexe féminin. Or, en Europe, la femme a toujours été respectée et a bénéficié d’une place particulière comme en témoigne par exemple l’amour courtois. Dominique Venner voit dans le couple Ulysse – Pénélope l’expression de deux principes opposés et complémentaires, à la manière de Mars et Venus qui pour le premier représente les vertus guerrières et la virilité et pour la seconde l’amour et la féminité.

Le nihilisme occidental n’affecte pas seulement les traditions mais transforme petit à petit les consommateurs en zombi dont les désirs ne s’expriment plus que sur le marché, dont les seuls divertissements sont ceux qui se paient, dont la religion a pour table de la loi les Droits de l’Homme qui sont imposés par l’armée américaine chez les récalcitrants. La nouvelle inquisition pourchasse ceux qui refusent ce modèle. Le Mal c’est le différent.

Bien que Venner dresse un tableau assez noir de notre époque, parle de déclin et de décadence, il n’oublie pas que la civilisation européenne comme bien d’autres a connu des périodes sombres. Rien n’est inéluctable. L’histoire est cyclique, elle est une perpétuelle renaissance. Venant d’horizons inattendus, les résistances sont nombreuses. Comme dans le conte de la Belle au bois dormant, la mémoire endormie se réveillera. Elle se réveillera sous l’ardeur de l’amour que nous lui porterons.

Le livre se termine sur une constante de l’identité européenne, bien nombreux ont été ceux qui furent attiré par l’exotisme parfois mêmes des années durant. A la manière d’Ulysse et des Argonautes, ou encore de Mircea Eliade pour qui son voyage en Inde fut une révélation de sa propre identité, une redécouverte.

 

Citation(s) :

Devant ce que leur impose le destin, les Européens n’ont pas d’autres choix que de rompre avec la fatalité et de revenir à leurs sources primordiales. A l’exemple de Perceval partant à la quête du Graal, il leur faut, dans la forêt des symboles, redécouvrir leur tradition pour y chercher les étalons d’une vie qu’ils peuvent faire différente.

Les ingénieurs et architectes qui, vers 1975, conçurent les deux tours géantes du World Trade Center de New York avaient voulu en faire les plus hautes du monde. Elles incarnaient l’orgueil faustien dans ce qu’il y a de plus puéril. Au matin du 11 septembre 2001, elles disparurent en quelques instants après avoir été percutées par deux avions de lignes piratés, symboles, eux aussi d’hypertechnicité. Il n’en restait plus qu’un tas de gravas et de poutrelles tordues, recouvrant des cadavres. Alors que le Parthénon, Stonehenge et nos cathédrales avaient résisté aux siècles, aux catastrophes historiques et à quelques bombardements, l’effondrement soudain de ces châteaux de verre s’affichait comme un signe éloquent de l’époque.

La mort d’une civilisation ne signifie pas que l’histoire s’arrête. Sur les décombres du système effondré apparaissent les pousses nées de ce qui a précédé. La table rase n’existe pas. Même l’âme des Aztèques a survécu à son assassinat par les conquistadors et les missionnaires. Au XXème siècle, celle de la Russie a résisté à 80 ans de table rase. Toujours se déploie la spirale et tourne la roue de la vie.

 

Appréciation personnelle :

Dominique Venner s’est appliqué pour ce livre qui est selon ses mots le fruit d’une souffrance surmontée, d’une très ancienne méditation et d’une volonté. Le style est celui d’un ancien, d’un sâge, d’un vétéran qui raconte à ses pairs et surtout aux jeunes qui nous sommes. Ce livre est écrit avec passion et cela se ressent à chaque page. Il s’agit donc d’une lecture enivrante qui ne souffre d’aucun ennui ou longueur.

Les mots utilisés par l’auteur sont en général compréhensible par le plus grand nombre, mais l’usage du dictionnaire est bien entendu conseillé pour certains passages plus complexes.

Dominique Venner est le directeur de la célèbre Nouvelle Revue d’Histoire, dans sa jeunesse, il fut un militant nationaliste acharné, qui lutta pour l’Algérie française en tant que soldat mais aussi dans l’OAS. Il fit de la prison pendant plusieurs années, temps qu’il mit à profit pour écrire Pour une critique positive. Il continua plusieurs année à milité, notamment au sein du GRECE ou d’Europe Action. Il mit fin à sa carrière de militant et se consacra à l’histoire mais ne renia jamais ses idéaux de jeunesse.

Ce livre est fondamental pour chaque militant identitaire. Pas seulement pour ce qu’il contient mais également pour l’univers intérieur qu’il nous fait découvrir et l’envie qu’il nous donne de nous attaquer à des dizaines d’autres livres. Il donne soif de connaitre, de savoir et de redécouvrir. Il est indispensable.

Jean-David

Sur les murs!

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