08.12.2006

Interview Identitaire!

     Il est de bon ton de se dire de « droite » ou de « gauche ». Risquons une petite question impertinente : à droite ou à gauche de quoi ?  Petite réponse insolente : on est à gauche ou à droite par rapport à un même axe idéologique.

     Ce que nous contestons, en tant qu’Identitaires, ce n’est ni la « gauche », ni la « droite » en tant que tels : c’est l’axe idéologique de référence. Notre contestation est révolutionnaire en ce qu’elle se situe hors du système organisé par cet axe idéologique commun à tous les partis. Nous montrons qu’une autre ligne politiquement structurante est possible et que par rapport à celle-ci de nouvelles sensibilités peuvent s’exprimer librement.

     Les JI Grenoble encouragent le débat et la confrontation d’idées. La liberté de pensée, qu’on nous refuse, est l’un des moyens qui permet d’assurer la cohésion de notre groupe. Chez nous, il n’y a pas de politiquement correct. Pour illustrer la richesse de nos débats, nous vous proposons quelques interviews de militants grenoblois. Nous commençons par Rossel,  qui ne dissocie pas son combat identitaire du combat syndical.

JI Grenoble : Pourquoi ce pseudo de « Rossel » ?

Rossel : En souvenir de Louis Rossel, un Communard exécuté par les Versaillais.

JI Grenoble : Y a-t-il d’autres figures historiques auxquelles tu pourrais faire référence ?

Rossel : Oui, je pense notamment à Blanqui, à Proudhon, à Sorel, à Berth… à tous ces fondateurs bien éloignés de cet intellectualisme petit bourgeois qui engendra le marxisme et ses avatars lénino-trotskystes. Ils ont su comprendre les luttes ouvrières de leur temps.

JI Grenoble : Et tu estimes que ces luttes eurent un aspect identitaire ?

Rossel : Bien sûr ! Le système capitaliste apatride ne connaissait et ne reconnaissait que des individus (salaire individuel, contrat individuel de travail…) considérés déjà comme « interchangeables ». L’appartenance identitaire des travailleurs, niée dans la structure de production, avait moins d’importance que leur force de travail. Face au système capitaliste, les travailleurs vont affirmer leur appartenance à une « classe ». Cette classe, ils le proclameront, est dotée d’une « identité », d’une « conscience », d’une « culture ». Elle possède son hymne, son drapeau, son histoire, ses « mythes »… Edouard Berth pourra dire à juste titre que les travailleurs, exploités par un capitalisme apatride ayant confisqué la République, avaient trouvé dans la « classe » magnifiée une « nouvelle patrie ». Grâce à la classe sociale, les ouvriers ont alors reconquis une appartenance qui leur avait été enlevée. Face à l’arasement des cultures et au repli individualiste proposé par le capitalisme, la classe sociale a été un refuge identitaire, un dernier rempart dressé contre le cosmopolitisme bourgeois. Car le souvenir identitaire a longtemps hanté les travailleurs. On le verra en 1914 : des millions de prolétaires iront se faire trouer la peau pour une patrie qu’ils penseront avoir retrouvée. Désormais, sur le cadavre de la classe ouvrière, c’est l’Internationale marxiste, alliée objective de la multinationale capitaliste, qui pourra s’imposer.

JI Grenoble : Et aujourd’hui ?

Rossel : Aujourd’hui, nous retrouvons le type de confrontation qui a existé avant 1914.

D’un côté un système anarcho-libéral refusant de prendre en compte les appartenances et  utilisant l’immigration ainsi que les délocalisations (si tu ne viens pas à mon usine, mon usine ira à toi), pour justifier une nouvelle exploitation des travailleurs ; de l’autre une masse de travailleurs européens fragilisés qui reprend progressivement conscience de son identité. Le clash est inévitable.

 JI Grenoble : tu penses que le patronat a une responsabilité dans la situation que nous vivons aujourd’hui ?

 Rossel : Une responsabilité ? Une culpabilité plutôt. Je parle ici du grand patronat, des PDG des grandes structures, des financiers, des gros actionnaires : ce sont eux qui ont mis en oeuvre l’immigration massive pour exploiter une main d’œuvre bon marché et qui maintenant, cela ne leur suffisant plus, délocalisent leurs usines. Il faudra bien qu’ils rendent des comptes un jour !

Commentaires

Bon voilà je vous ai envoyé la vidéo avec youtube, dites moi si vous l'avez reçu. merci

Ecrit par : texas | 08.12.2006

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